Coucher de soleil au Mont Sima

Mont Sima, Yukon

Toujours regarder, penser et aller de l'avant

Ski Hill: Mont Sima
Vertical: 335 m (1099 pi)
Snowfall: 1,2 m (47 in)

Le Yukon est une terre sauvage et montagneuse qui attire les prospecteurs, les aventuriers et les poètes depuis que Joe Skookum a trouvé de l’or dans le Klondike en 1896. Aujourd’hui, plusieurs répondent encore à l’appel irrésistible du Yukon. Il s’agit de jeunes skieurs et planchistes, adeptes de compétition et de freestyle. Ils viennent au mont Sima à la poursuite de leurs rêves olympiques et paralympiques.

On trouve des stations de ski communautaires dans chaque province et territoire canadiens, de Whitehorse, au Yukon, à London, en Ontario, et de l’Île-du-Prince-Édouard à l’île de Vancouver. Stations de ski communautaires nous emmène dans les coulisses des stations, pourquoi et quand elles ont vu le jour et comment elles contribuent encore de nos jours à rendre le ski accessible, abordable et amusant pour tout le monde, d’un océan à l’autre. || Creative Director: Gordie Bowles | Writer: Dave Fonda

La société de ski du Grand Nord

Le mont Sima est né de l’initiative d’un groupe d’aventuriers locaux, The Great Northern Ski Society (Société de ski du Grand Nord). Après avoir passé des années à explorer, randonner et skier dans les montagnes aux alentours de Whitehorse, ils entreprennent de créer une véritable station de ski desservie par remontées mécaniques.

Ce n’est pas une mince affaire compte tenu de la faible population de Whitehorse à l’époque, du froid souvent insupportable qui y règne et de son faible taux d’enneigement. Pour l’aider dans sa quête, la Société engage un ingénieur mécanicien dénommé Don McLaughlin.

Don McLaughlin pose à côté du début de la course Dan’s Descent sur le mont Sima.

Tant d’options… si peu de place à l’erreur

Ensemble, ils ont parcouru la région à la recherche de la montagne idéale et limité leur choix à quatre sites possibles. Tous s’accordent à dire que le critère numéro un est la proximité. Don précise : « Ça signifie que le site ne doit pas se trouver à plus de 30 minutes de la ville. »

Un autre critère important était la taille. « Certains voulaient 2 000 pieds de dénivelé et je leur ai répondu que la pire chose à faire était de créer un monstre dont on ne pourrait pas s’occuper. »

« Comme la plupart des domaines skiables, nous innovons et essayons constamment de nouvelles choses. CanWest nous a accrédités en tant que chef de file dans de nombreux domaines. Nous avons mis en place des projets que d’autres stations ne faisaient pas. »

– Sam Oettli, directeur général

Avec l’aimable autorisation de la Société Mount Sima.

Et le gagnant est…

Ils s’arrêtent finalement sur le plus petit des quatre sommets : le mont Sima. Avec son œil aiguisé et son expertise en ingénierie, McLaughlin reconnaît rapidement l’énorme potentiel de Sima. Avec un peu d’argent et beaucoup de travail, il pourrait accueillir un télésiège, une piste pour débutant, une aire de base agréable et une variété de pistes pour les skieurs de tous les niveaux. Le mont est situé près de l’eau et des services d’électricité, indispensables à l’enneigement artificiel. Enfin, la montagne est déjà reliée à la ville, qui n’est qu’à 15 minutes, par une route d’accès.

Le mont Sima ouvre officiellement ses portes le 26 décembre 1993 avec un téléski, une piste pour débutants et quelques roulottes.

L’émergence du mont Sima

L’été suivant, la Société aménage de nouvelles pistes et installe un télésiège double d’occasion en provenance d’Alaska. « On l’a remplacé en 2011 par un télésiège quadruple à prise fixe avec tapis d’embarquement, ce qui nous permet de le faire fonctionner à plus grande vitesse », explique Sam Oettli, le directeur général de la société. « Notre dénivelé est de 318 mètres, soit environ 1 043 pieds verticaux. On a un très bon terrain, très varié. »

En 2007, le mont Sima dispose de deux pistes homologuées par la FIS et accueille les Jeux d’hiver du Canada. Selon Sam, « plus de 6 000 personnes sont venues. Ça a transformé Whitehorse pour toujours. On a construit le Centre des Jeux du Canada, un énorme bâtiment polyvalent, et plusieurs autres infrastructures. Ça nous a mis sur la carte. »

Le mont Sima accueille les clubs de tout l’Ouest canadien pour leurs entraînements d’avant-saison.

Passer le flambeau

En 2012, la Great Northern Skiing Society s’effondre sous la pression financière croissante. Sam explique : « Ils ne pouvaient tout simplement plus continuer à entretenir les installations. » Comme un puissant phénix, la Société des amis du mont Sima s’est relevée de ses cendres. « Ils ont pris les rênes », explique Sam. « J’étais là. La base était bonne. Il fallait simplement aborder les choses différemment. Depuis, tout va pour le mieux. »

Sam poursuit : « Aujourd’hui, nous sommes une station de ski coopérative gérée par une société à but non lucratif. Nous louons le terrain à la ville de Whitehorse. » La municipalité verse environ 9 000 $ sur les 2,2 millions de dollars du budget annuel de la station. Le reste provient de collectes de fonds, de commandites et de la vente des divers produits dérivés à l’effigie du mont Sima.

Le mont Sima aujourd’hui

La station collabore étroitement avec les communautés des Premières Nations de partout au Yukon. Nombreux sont ceux qui viennent skier ou faire de la planche à neige toutes les fins de semaine. Les familles locales apprécient les forfaits familiaux qui permettent aux deux parents de partager un forfait. Quant aux entreprises locales, elles s’empressent d’acheter des laissez-passer d’entreprise qu’elles utilisent pour recruter des employés.

La froideur de la région du mont Sima et les techniques avancées de fabrication de neige permettent aux skieurs de profiter de conditions parfaites dès le début du mois de novembre. C’est pourquoi les équipes de compétition de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec viennent régulièrement s’y entraîner en début de saison.

Le mont Sima est également doté d’un incroyable éventail de parcs à neige. Et son Big Air a été le premier du genre à ouvrir sur le continent. Au début du mois de décembre, les skieurs et les planchistes de slopestyle de haut calibre se donnent rendez-vous au mont Sima.

Caption to come.

L’avenir du mont Sima

Une fois de plus, Whitehorse connaît une croissance. Il y a plusieurs dizaines d’années, Don McLaughlin estimait que le mont Sima devrait revoir ses plans d’exploitation si la population locale dépassait les 40 000 habitants. (On compte aujourd’hui près de 42 000 habitants et le mont accueille en moyenne 27 000 skieurs par année).

Comme toujours, la Société des Amis du Mont Sima regarde droit devant. « On vient de terminer un projet de sept ans pour électrifier tout notre système de fabrication de neige, qui fonctionnait au diesel », explique Sam. « C’est une énorme quantité de gaz à effet de serre que nous n’émettons plus. Ça a également rendu nos opérations beaucoup plus efficaces. » Au lieu de déplacer de lourds générateurs et des réservoirs de diesel, les équipes se branchent simplement à une borne!

« Terre » d’accueil

Il y a plusieurs années, le mont Sima a commencé à concevoir ses parcs à neige en terre battue. Aujourd’hui, avec l’aide de Canada Snowboard, ils ont construit le premier parcours de slalom incliné d’Amérique du Nord entièrement en terre. Selon Sam : « Quand on construit des choses en terre, on ne peut pas les modifier. Mais le résultat est vraiment bon. C’est un sport propre aux paralympiques et beaucoup de gens adorent le slalom incliné. On espère donc accueillir un événement l’an prochain. On cherche constamment à innover et à bien faire les choses. »

Mont Sima

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