Membre honoré

Chic Scott

Chic Scott a passé toute sa vie à gravir les montagnes et les dévaler à ski, en plus d’être à la tête d’une vague de grimpeurs canadiens qui a renversé la domination européenne dans le sport du ski de haute montagne. 

L’Albertain de quatrième génération a grandi dans une famille de passionnés des sports amateurs et de leaders influents dans le monde du sport. Attiré d’abord par le golf (son père était directeur de la Alberta Golf Association), Chic a représenté l’Alberta aux Championnats canadiens juniors de golf en 1961. Mais lorsqu’il portait son regard vers l’ouest, au-delà des allées, où se révélaient les montagnes Rocheuses, l’allure et le mystère de ces sommets tranchants à l’horizon l’appelaient.

Plus tard dans l’adolescence, Chic s’est joint à un petit groupe pour aller skier à Parker Ridge, un endroit populaire pour le ski de printemps près du champ de glace Columbia, et c’est là, près de la ligne de partage des eaux, que sa vie a changé à jamais. « Les montagnes argentées brillaient au clair de lune et l’odeur de la fumée de bois dans l’air et le vent qui soupirait dans les arbres, c’était fascinant », explique-t-il. « Après ce moment, j’ai consacré toute ma vie à l’ascension des montagnes et au ski. »

Chic a laissé sa marque dans le sport. Voici quelques-unes de ses aventures et de ses exploits : première ascension du Mont Assiniboine en hiver (1967); première traversée en ski de Jasper à Lake Louise (1967); le versant nord de l’Aiguille du Dru dans les Alpes françaises (1973); et Myagdi Matha (1973) – le premier sommet himalayen à être atteint par un Canadien. Il a également récolté les éloges et la reconnaissance du Festival du film de Banff pour ses vidéos, livres et présentations qui continuent d’influencer le sport.

L’ascension du Mont Assiniboine et la traversée Jasper-Lake Louise sont deux exploits significatifs qui ont propulsé Chic vers une vie consacrée à l’exploration des montagnes. « Ces deux premières grandes aventures en 1967 n’étaient que l’aube de plusieurs décennies d’aventures en montagne, » a-t-il dit.

Depuis la traversée de la ligne de partage des eaux, Chic a ajouté neuf autres « grandes traversées » à son livre d’aventures de ski au Canada. « Ici dans l’Ouest canadien, nous avons de grandes chaînes de montagnes qui abritent de nombreux glaciers et champs de glace parfaits pour les grandes traversées », explique Chic. 

Le ski de haute montagne, connu comme le ski de randonnée en Europe, est une façon non compétitive de parcourir les panoramas hivernaux. Nombreux considèrent cette activité comme la forme la plus pure de ski et les efforts de Chic ont aidé à en faire connaître les possibilités. Le ski de haute montagne est empreint d’une longue histoire qui inclut des découvertes géographiques, notamment les hauts plateaux du Cap Breton, les ChicChocs, les Torngats, les îles de Baffin et d’Ellesmere, ainsi que la chaîne Côtière qui s’étire vers le nord, de Vancouver jusqu’à l’Alaska, sur 2000 kilomètres. Ces montagnes, fortement englacées, sont idéales pour le ski de haute montagne.

Vu comme un sport marginal à la belle époque des aventures de ski de Chic, le ski dans l’arrière-pays a vu sa popularité grimper de façon exponentielle. Compte tenu de la hausse des prix dans les centres de ski, de l’avènement d’équipements de ski légers et durables, de meilleures connaissances sur les avalanches, et de la possibilité de nouer des amitiés de longue date en altitude, on comprend pourquoi sa popularité est maintenant planétaire. Le ski de haute montagne est également devenu populaire auprès des jeunes qui cherchent à s’éloigner des foules et se rapprocher de la nature.

Chic est maintenant historien et auteur de nombreux livres d’aventures et livres sur les montagnes, notamment « Summits and Icefields » qu’il a écrit en 1994, le premier guide sur la pratique du ski de haute montagne dans les Rocheuses et dans la chaîne Columbia. Ce guide a encouragé des milliers de personnes à partir à la découverte des contrées sauvages et des montagnes.  

Peu de Canadiens ont passé autant de temps dans les montagnes que l’a fait Chic Scott. Il a suivi son intuition et l’attrait des montagnes et a acquis la sagesse de la nature, des aptitudes de survie, des amitiés, et bien entendu, d’innombrables récits. Bien sûr, on peut encore apercevoir Chic le regard fixé sur les Rocheuses en train de planifier sa prochaine ascension et aventure de ski.

CITATION

« Je suis très heureux d’être intronisé au Temple de la renommée du ski canadien; en fait, mes aptitudes en ski sont assez modestes, alors c’est un véritable honneur d’être inclus parmi les plus grands skieurs canadiens, et je suis heureux d’être l’un des premiers skieurs de haute montagne à faire partie de ce groupe. Je suis sans doute l’un des premiers membres de ce groupe à avoir d’abord fait l’ascension des régions sauvages de l’Ouest canadien, avant de les dévaler à ski. »

PRIX ET DISTINCTIONS

  • 1995 : Membre honoraire de l’Association canadienne des guides de montagne.
  • 1997 : Membre du Calgary Mountain Club.
  • 2000 : The Alpine Club of Canada.
  • 2000 : Prix Bill March Summit of Excellence du Festival du film de Banff
  • 2014 : Whyte Museum of the Canadian Rockies.
  • 2018 : Médaille Sir Christopher Ondaatje pour l’exploration décernée par la Société géographique royale du Canada. Son œuvre majeure « Pushing the Limits, the story of Canadian
  • Mountaineering » a remporté quatre prix, dont le titre Alberta Trade Book of the Year, et le prix Wilfred Eggleston pour une œuvre de non-fiction.

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